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Le corps de ma mère: récit

Résumé
La narratrice tunisienne raconte sa mère. Comme le lui dit l'une de ses amies, il t'aura fallu une révolution (des jasmins) pour oser parler de tes rapports avec elle. Le sujet n'est pas tabou mais dévoiler, au sens figuré comme au sens propre, la personnalité maternelle n'est pas une affaire facile. D'autant que le silence familial a toujours été la règle. Raconter l'intime c'est mettre un sens à tout ce qui a été, est et sera. C'est essentiel aussi pour comprendre ce que sont et seront les bouleversements politiques et sociologiques. Fawzia Zouari raconte avec pudeur et authenticité la vie des femmes bédouines tunisiennes, la révolte de l'héroïne qui a dû parcourir un si long chemin pour se libérer sans la renier d'une tradition ancestrale à l'égard du rôle des femmes. La vivacité de l'écriture, la drôlerie de certaines situations, l'inspiration parfois lyrique fait songer aux écrits de Taos Amrouche.
Lu par : Madiana Roy
Durée: 9h. 41min.
Édition: Paris, J. Losfeld, 2016
Numéro du livre: 32549
ISBN: 9782072669774

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Lu par : Madiana Roy
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Lu par : André Cortessis
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Résumé:Liwa Ekimakingaï a passé son enfance et continue d'habiter chez sa grand-mère, Mâ Lembé, car sa mère, Albertine, est morte en lui donnant la vie. Il est employé comme cuisinier à l'hôtel Victory Palace de Pointe-Noire. Et il attend de rencontrer l'amour. Un soir de 15 août où l'on fête l'indépendance du pays, il réunit ses plus beaux atours à peine achetés l'après-midi, et assez extravagants, pour aller en boîte. Au bord de la piste de danse, la belle Adeline semble inatteignable. Pourtant, elle accepte ses avances, sans toutefois se compromettre. Elle signera sa fin.
Lu par : Gilbert Wursten
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Résumé:Pour son cinquième roman, Verre cassé, l'auteur congolais Alain Mabanckou a choisi de placer une fois de plus les marginaux et autres damnés de la terre au coeur de son récit. Verre cassé est le nom d'un des clients les plus assidus du « Crédit a voyagé », un bar des plus atypiques de Brazzaville (Congo). Son propriétaire, l'Escargot entêté, soucieux de laisser une trace à la postérité et ayant remarqué le don de Verre cassé pour l'écriture, lui confie une mission très spéciale. Il doit inscrire dans un cahier l'histoire de la bande « d'éclopés » qui fréquente son bar pour que personne ne l'oublie. L'Escargot entêté pense que ses compatriotes n'ont pas « le sens de la conservation de la mémoire, que l'époque des histoires que racontait la grand-mère grabataire [est] finie, que l'heure [est] désormais à l'écrit parce que c'est ce qui reste, la parole c'est de la fumée noire, du pipi de chat sauvage ». Il déteste donc entendre les formules toutes faites du type, « en Afrique quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle ». Lorsqu'il entend ce cliché, il répond : « ça dépend de quel vieillard, arrêtez donc vos conneries, je n'ai confiance qu'en ce qui est écrit [...] ».
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Lu par : Michèle Quellet
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Lu par : Jeanne Raimbault
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Résumé:L'histoire de Petit Piment, un jeune orphelin de Pointe-Noire, au Congo, effectuant sa scolarité dans une institution d'accueil catholique. Il profite de la révolution socialiste pour s'évader. Adolescent, il commet toutes sortes de larcins puis trouve refuge auprès de Maman Fiat 500, tenancière de maison close, et de ses dix filles. .
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Résumé:Congo, en ce moment même. Johnny, seize ans, vêtu de son treillis et de son tee-shirt incrusté de bris de verre, armé jusqu'aux dents, habité par le chien méchant qu'il veut devenir, vole, viole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Laokolé, seize ans, poussant sa mère aux jambes fracturées dans une brouette branlante, tâchant de s'inventer l'avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, s'efforce de fuir sa ville livrée aux milices d'enfants soldats. Sous les fenêtres des ambassades, des ONG, du Haut-commissariat pour les réfugiés, et sous les yeux des télévisions occidentales, des adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'informations mensongères jouent à la guerre : les milices combattent des ennemis baptisés " Tchétchènes ", les chefs de guerre, très à cheval sur leurs codes d'honneur, se font appeler " Rambo " ou " Giap " et s'entretuent pour un poste de radio, une corbeille de fruits ou une parole de travers. Dans ce roman qui met en scène des adolescents à l'enfance abrégée, Dongala montre avec force comment, dans une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité.
Lu par : Manon
Durée : 3h. 19min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29917
Résumé:«Je m'appelle Apollinaire, j'ai soixante-dix ans, un diabète, du cholestérol, et je fais de l'hypertension. Ce tableau clinique généreux pourrait surprendre, si je ne m'empressais d'ajouter qu'il ne m'empêche pas aussi de m'offrir, de temps à autre, quelques plaisirs, ceux-là même qu'un vieillard sous les tropiques ne se refuse pas, même avec un risque d'AVC suspendu au-dessus de sa tête. Je ne sais ce qui me pousse à l'avouer, sinon le désir de nouer un pacte de vérité dès l'entrée de ce récit qui couvre trois journées de ma vie.»Pendant trois jours, Apollinaire cherche à comprendre l'affaire la plus emblématique qu'il ait perdue. Son client, KA, avait été accusé d'un crime atroce. Il avait pris les proportions de la légende : KA était devenu le criminel le plus honni, le plus médiatisé du jeune Etat de Tibrava. Le pays tout juste indépendant, mené d'une main de fer par un dictateur soucieux de l'ordre publique, avait rendu un jugement sans appel. KA avait été condamné à mort sans qu'Apollinaire ne puisse rien tenter. Trop jeune, trop inexpérimenté, commis d'office, un peu lâche aussi, il n'avait pas su comprendre le crime et la sentence. Apollinaire ne veut pas prendre sa retraite sans comprendre ce crime qui le hante. Il s'engage alors sur un chemin tortueux. Il cherche la Justice. Il cherche surtout le souvenir du jeune avocat qu'il était et qui n'avait pas pu ou pas voulu se battre pour elle. Le portrait d'un homme seul et d'un pays qui joue avec les mots, les mythes et les légendes.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 6h. 24min.
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Numéro du livre : 12957
Résumé:Quatrième de couverture: Quoi qu'elle fît, Mariama Bâ n'arrivait pas à convaincre que les événements contés dans Une si longue lettre ne relevaient pas de son expérience, en d'autres termes, que le récit ne fût pas, pour une large part, autobiographique. Avec Un Chant écarlate, la question ne se posera pas; il s'agit, en effet, d'un univers résolument vu de l'extérieur. Nous avons affaire à un roman important par le nombre des personnages et par la complexité de l'ingrigue. L'analyse situationnelle est menée d'une plume qui ne s'éssoufle pas, les psychologies individuelles sont fouillées et les structures sont mises en place d'une main ferme. La sensibilité, bien sûr, reste celle de cette romancière dont le premier livre avait enlevé les coeurs d'assaut, et dont les Lettres Sénégalaise déplorent la disparition prématurée (morte en août 1981) .
Lu par : Madiana Roy
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29971
Résumé:Construit comme une enquête et un réquisitoire, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du XXe siècle mieux que tous les essais et témoignages. Avec une sobriété d'un classicisme exemplaire, l'auteur expose les faits, ses rouages et ses ressorts cachés : quelques personnages en situation, avant, pendant et après le génocide, se racontent et se croisent, s'aiment et se confessent. Jessica, la miraculée qui sait et comprend du fond de son engagement ; Faustin Casana, membre des Interahamwe ; le docteur Joseph Karekezi, notable hutu naguère modéré, qui organisa et coordonna le massacre de Murambi ; le colonel Etienne Périn, officier de l'armée française; Cornelius Karekezi enfin, qui, de retour au pays quatre ans après le drame, découvre l'épouvantable responsabilité de son père. En vrai romancier, Boubacar Boris Diop nous interdit les faux-fuyants qui voudraient folkloriser les drames africains pour mieux les oublier. En "raconteur d'éternité", avec toute la rigueur d'un talent sans faille, il nous oblige à regarder en face notre réalité, qu'on voudrait sauve de tout autre désastre humain.